Se lancer en tant que diététicien en libéral et ouvrir son propre cabinet | Partie 2

Marie Muller est diététicienne nutritionniste au Mans. Elle a terminé son BTS en 2016 et s'est lancée en libéral quelque temps après. Nous l'avons invité a partagé son expérience en tant qu'entrepreneuse et a listé le pas a pas pour se lancer, de la création de son entreprise à l'ouverture du cabinet.

Cet article est le deuxième d'un ensemble de 5 articles dans lesquels Marie nous explique tout le nécessaire à la réussite en tant que diététicien nutritionniste en libéral !

  • Partie 1 : Lancer son entreprise
  • Partie 2 : Trouver le bon endroit
  • Partie 3 : Ameublement et décoration
  • Partie 4 : Se rendre visible
  • Partie 5 : Ouverture du cabinet

Après avoir traité toute la paperasse liée à la création d'entreprise, il est temps de se mettre à la recherche du bon endroit pour le cabinet de nos rêves !

Trouver le bon endroit

C’est une étape très importante, dont il ne faut négliger aucun détail. Car c’est à cet endroit que vous allez passer la plupart de votre temps, alors on prend le temps de bien choisir !

1 - La ville et le quartier

En règle générale, on s’établit dans une ville que l’on connait bien ou dans laquelle on habite depuis longtemps. Mais il est important de passer par quelques vérification, comme s'informer sur les diététiciens en place :

  • Où sont-ils déjà installés ?
  • Que proposent-ils comme type de suivi ?
  • Comment communiquent-ils ? (site internet, fiche Google my business, réseaux sociaux…).

Cela va vous donner un aperçu de vos possibilités d’établissement, car une ville surchargée de diététiciens en libéral sera beaucoup moins intéressante pour quelqu’un qui doit créer sa renommé.

Donc le premier objectif est de ne pas se retrouver les uns sur les autres. Cette analyse vous permettra également de proposer une petite touche d’originalité qui saura faire la différence ! Vous pourrez ainsi adapter votre communication, vos tarifs et votre suivi pour vous imposer d’avantage.

En règle générale, on se rapproche plutôt des centres villes et/ou d’autres professionnels de santé pour jouer la proximité.

2 - On définit son budget

Ouvrir un cabinet, c’est très chouette, mais il faut que ce soit rentable ! Alors on réfléchis au loyer max que l’on peut s’octroyer.

Si vous avez suivi les étapes dans l’ordre, cette partie a déjà été traité lors de la création de votre business plan. Néanmoins, lorsque l’on sort de la théorie, cela peut demander quelques ajustements.

Le budget va dépendre de plusieurs paramètres : le quartier sélectionné, les prestations du local, ainsi que ses charges. Vous devez donc bien vous renseigner sur les prix globalement pratiqué dans le quartier sélectionné. Puis en calculer la rentabilité en faisant des simulations (ex: au bout de combien de patients je réussis à payer mon loyer ? Combien de patients me faut-il pour toucher un smic ?…).

Ce sont ces prévisions qui vont vous aider à vous projeter plus facilement, à vous fixer des objectifs et à définir le budget nécessaire.

3 - On vérifie que la zone est accessible

Il est indispensable que vos patients puissent accéder simplement à votre cabinet. Donc on vérifie plusieurs éléments :

  • Si l’endroit est bien desservie en transports en commun (tram, bus, métro…) ; ET/OU
  • Si il est simple d’accès en voiture (rocade, sortie d’autoroute…) et si possible, avec un ou des parkings à proximité.

Il faut également qu’il soit accessible, à l’intérieur, pour vos patients. Veillez, par exemple, aux nombres d’étages sans ascenseur (pas plus d’un ! ). Et on privilégie des endroits aux normes PMR, pour facilité l’accès aux personnes handicapés.

4 - On définit le type de local que l’on souhaite

Il est possible de prendre un cabinet seul, dans un local professionnel classique ou même chez vous, dans une annexe dédiée. Quels en sont les avantages ?

  • Être 100% autonome
  • Faire sa propre décoration
  • Ne dépendre de personne
  • Moins de charges (si vous travaillez de chez vous)

Si vous souhaitez travailler sur votre lieu d’habitation, vous devrez acquérir ces autorisations :

  • Une dérogation pour un usage mixte (auprès de votre mairie)
  • Une demande de changement de destination (demande de permis de construire ou déclaration préalable de travaux)
  • Une déclaration pour la mise à jour de la valeur locative

Votre deuxième choix peut être d’intégrer une structure existante, comme les centres pluridisciplinaires. Certains sont plutôt médicalisés (médecin, kiné, ostéopathe…) et d’autres plutôt accès bien-être (sophrologie, shiatsu, hypnothérapie…). Quels sont les avantages ?

  • Profiter de la visibilité du centre et de sa patientèle
  • Effectuer des parrainages avec les autres professionnels
  • Être intégré dans un réseau
  • Garder un contact social même en dehors des consultations

Il est surtout interessant d’avoir accès à des bureaux partagés. Ce sont des bureaux mixtes, où vous choisissez (ou non) les jours où vous exercés (2-3 jours fixes par semaine).

Cela permet de se tester sans avoir un loyer trop imposant dès le départ. C’est l’option la plus sécurisante lorsque l’on démarre.

5 - La recherche du local

Une fois que vous savez exactement ce dont vous avez besoin, il n’y a plus qu’à trouver votre futur cabinet ! Alors sur quoi chercher ?

Sur internet :

  • Le bon coin
  • Sites ou appli de location
  • Agence immobilière (attention, frais supplémentaires à prévoir)

On s’informe et on passe des coups de fils :

  • Centres médicaux
  • Centres bien-être
  • CCI (auprès de votre conseillé)

Parfois, simplement en demandant autour de soi et en faisant circuler l’information, cela peut faire des miracles !

6 - L’administratif

Ça y’est, vous avez votre local ! Il n’y a plus qu’à commencer à penser à l'ameublement ! Mais avant on s’assure que vous êtes en règle et que tout va fonctionner correctement. Alors, on a besoin de quoi ?

  • Assurance du local
  • Assurance Responsabilité Civile
  • Contrat eau-électricité (classique)
  • Internet avec une box ou une 4G très efficace

On pense aussi à la déclaration URSSAF, elle doit être faites tous les trimestres ou chaque mois, en fonction de ce que vous avez choisi. Vous devez déclarer votre chiffre d’affaire et payer vos cotisations sociales et le prélèvement libératoire (si vous avez choisi cette option).

Et c’est parti pour la création de votre petit nid !

Sur notre prochain article, nous parlerons d'ameublement et décoration de votre nouvel espace !